Préjugés et autres considérations sur les cyclistes

Las_tres_ciclistas

Les cyclistes font n’importe quoi sur la route et sont dangereux.

Mes diverses discussions avec des non-cyclistes (et non nécessairement des automobilistes) dans différents milieux, qu’elles soient virtuelles ou réelles ont toujours amené le fait que les cyclistes étaient imprudents et dangereux, ce sentiment semblant se généraliser.

S’il est vrai qu’un certain nombre de cyclistes ne respecte en effet pas le code de la route (à tort ou à raison ?) et s’il est bon de rappeler qu’un certain nombre d’automobilistes ne le respecte pas beaucoup plus, il est également important de se pencher sur les préjugés,sur les croyances et sur les considérations générales qu’ont les conducteurs motorisés à l’égard des cyclistes.

– Les cyclistes sont lents

Les cyclistes ne peuvent pas monter à 130 sur l’autoroute et ne peuvent pas accélérer à 90 km/h sur du plat pour dépasser, c’est vrai. Mais certains cyclistes ayant une bonne condition physique et ayant l’habitude de se déplacer à vélo atteignent des vitesses de pointe confortables qui peuvent surprendre certains automobilistes.

Or il n’est pas rare de voir l’automobiliste ou le piéton surpris par la vitesse d’un cycliste lui reprocher d’aller trop vite.

Pour rappel : la limite de vitesse sur la chaussée est la même pour tout le monde. Une limite de vitesse à 50 km/h permet parfaitement au cycliste de pointer à 45 km/h s’il maîtrise son véhicule et si cette vitesse est globalement adaptée aux conditions de circulation, que ce soit pour les automobilistes OU les cyclistes, cette vitesse n’étant pas réservée aux motorisés.

Les vélos ont le droit à la même vitesse que les automobiles, c’est simplement plus difficile à atteindre et à tenir physiquement qu’avec un moteur, ce qui ne regarde que le cycliste.

Cette vitesse doit bien évidement toujours être adaptée aux conditions de circulation, quel que soit son véhicule.

– Les cyclistes doivent prendre toutes les pistes cyclables et n’ont rien à faire sur la route

Les cyclistes ne sont tenus de prendre QUE les pistes cyclables indiquées par un panneau rond à fond bleu sur le lequel figure un vélo blanc, le rond indiquant une obligation.

Toutes les autres pistes sont à sa libre appréciation et il n’est absolument pas obligé de les prendre. Pour rappel, le panneau carré à fond bleu sur lequel figure un vélo blanc indique une piste cyclable conseillée.

Ceci étant posé, la plupart des automobilistes ne comprennent pas pourquoi les cyclistes n’utilisent pas toujours une piste cyclable non-obligatoire alors qu’elle existe et qu’elle permettrait aux automobiles de rouler tranquillement sans se soucier des vélos.

Plusieurs raisons peuvent pourtant l’expliquer : un mauvais état de la piste cyclable par rapport à un bon état de la route, une volonté de tourner à gauche et donc un placement sur la voie la plus à gauche qui n’est bien souvent pas une piste cyclable, une piste alambiquée rendant la circulation compliquée et difficile (nombreux stop aux intersections sur une piste longeant une route prioritaire sans aucun stop, piste qui s’écarte de la route en allongeant le trajet et en impliquant de nombreux virages là où la route file tout droit, piste verglacée ou jonchée de bris de verres, présence de piétons sur la piste, présence d’automobiles stationnées sur la piste cyclable, piste obligeant à de nombreux sauts de trottoir, etc.)

– Les cyclistes doivent rouler collés au trottoir pour permettre aux véhicules motorisés de les doubler

Pour rappel, tout dépassement d’un cycle doit se faire à 1m minimum en agglomération et à 1m50 minimum hors agglomération.

Lors de conditions classiques de circulation permettant un dépassement par la gauche sans véhicule arrivant en face, le cycliste doit effectivement tenir sa droite pour faciliter le dépassement respectant la distance légale des motorisés allant plus vite.

Il faut cependant prendre en compte que cette distance légale n’est pas toujours possible. Lorsqu’un véhicule arrive en face, lorsque le mobilier urbain est trop proche à gauche ou lorsqu’une voie à sens unique est trop étroite, il est bien souvent impossible de dépasser le cycliste en respectant la distance légale, ce qui peut le mettre en danger (il suffit d’un écart de dernière minute pour provoquer un drame).

L’automobiliste est donc tenu de rester derrière le cycliste, de prendre son mal en patience et d’attendre un moment plus favorable pour doubler.

Mais ce qui est vrai dans la théorie est rarement appliqué sur la route, et bien souvent, l’automobiliste profite de la moindre brèche laissée sur la gauche du cycliste pour dépasser, quitte à raser ce dernier sans se poser de question.

Il ne s’agit pas là d’un reproche adressé aux automobilistes : j’ai vu fréquemment des voitures patienter derrière moi le temps que la route s’élargisse alors qu’elles auraient pu tenter un dépassement dangereux et chaque usager de la route connaît son moment de non-respect des règles de sécurité.

Cependant, ceci explique un comportement cycliste : lorsque le dépassement est dangereux en ne permettant pas de respecter la distance légale, le cycliste a tout intérêt à se placer en plein milieu de la chaussée pour éviter tout dépassement le temps que la voie s’élargisse.

Et tant pis pour les impatients qui font hurler leur klaxon dans ces situations. 5 minutes de retard ne valent pas une vie.

Ajoutons à cela le fait que rouler collé au trottoir ou aux voitures stationnées est dangereux (pédale pouvant heurter le bas-côté, risque d’ouverture de portière intempestive, etc.).

– Les cyclistes ont systématiquement un comportement dangereux

Les cyclistes ont avant tout un comportement permettant de se protéger. Étant les usagers les plus vulnérables de la chaussée, la plupart des cyclistes cherchent à se mettre en sécurité par tous les moyens, parfois sans se rendre compte que leur comportement peut les mettre finalement plus en danger ou qu’ils peuvent créer une gêne pour les autres usagers.

Ce comportement est à prendre en compte par tous :

– les cyclistes doivent redoubler de vigilance et apprendre ou prendre conscience du bon placement sur la chaussée, donc celui qui les mettra à la fois à l’aise et qui représentera le moins de danger possible.

Attention, ce n’est pas forcément celui qui semblerait idéal pour l’automobiliste qui n’a pas conscience de tous les dangers potentiels que risque le cycliste.

– les automobilistes doivent prendre conscience qu’en procurant un sentiment de danger au cycliste, il augmentera le risque de provoquer un comportement gênant du cycliste.

Coller un cycliste de près parce qu’on ne parvient pas à le dépasser est une mauvaise et dangereuse idée : cela augmente le risque de déviation de trajectoire due au sentiment de danger et cela risque d’amener un danger du fait des distances trop rapprochées diminuant fortement le temps de réaction.

Ces préjugés et ces considérations sont bien souvent dus au fait que l’on ne se rend pas compte de la réalité de la circulation à vélo lorsque l’on n’est pas habitué à utiliser ce moyen de transport.

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13 réflexions sur “Préjugés et autres considérations sur les cyclistes

  1. Ça fait du bien d’avoir un discours posé sur ce sujet, plus le temps passe, plus ces problèmes m’exaspèrent et plus j’ai du mal à en parler calmement.
    Je me rend compte de plus en plus que les piétons ont peur de traverser quand le feu est vert pour eux. Je suis souvent obligé de leur faire un signe de la tête pour leur faire comprendre que je ne les écraserai pas. Pareil pour les passages piétons en sortit d’intersection où les automobilistes refusent la priorité aux piétons qui souvent préfèrent attendre qu’il n’y ait plus de voiture et traversent au rouge…
    Si on ne peut plus être un piéton tranquille c’est qu’il y a un vrai problème.

    Je ne suis pas le dernier à passer au rouge ou sur le trottoir quand la route est bloquée mais je le fais en bonne intelligence : je diminue ma vitesse et je laisse la priorité aux plus fragiles.

    Chose étonnante pendant mes vacances à Copenhague je n’ai grillé aucun feu, aucun stop car les aménagements cyclables sont suffisants pour ne pas avoir l’impression d’être bloqué (retardé) par la circulation et d’avoir envie d’en sortir (de gagner du temps).

    Au final on en revient toujours au même point, un problème d’aménagement et l’égoïsme de l’Homme qui pense à son intérêt avant l’intérêt général.

    • Tout juste …
      La plupart des situations sont exaspérantes en effet, et je me surprends même à traverser les lotissements de ma ville plutôt que d’emprunter les routes classiques non aménagées pour éviter de devoir cohabiter de force avec les voitures :

      Comme vous, il m’arrive à de très rares occasions de faire une entorse au code de la route quand je suis persuadé que la voie est parfaitement libre et je laisse systématiquement la priorité à ceux qui l’ont et aux plus faibles usagers, tout en respectant scrupuleusement en circulation normale.

      Malgré tout, je suis obligé de faire face à de nombreuses situations où je suis mis en danger, et chaque action de ma part pour les éviter sont sanctionnées d’un énervement des automobilistes (la pire étant lorsque je me place au milieu de la voie en sens unique sur voie trop étroite, là l’impatience des motorisés fait parfois peur …)

      Ce qui m’a amené à écrire cet article est la situation suivante :

      j’arrivais sur un rond point, je me place au milieu de la voie à 10 m du rond point pour ne pas me faire doubler au dernier moment, là une automobile arrive derrière moi, klaxonne, passe sur la voie de gauche ou une voiture sortait du rond point et se rabat juste devant moi, grille la priorité à une voiture arrivant sur le rond point, et moi, pour éviter ce chauffard, je me retrouve à m’engager dans le rond point pour éviter toute collision en coupant également la route à la voiture qui s’était déjà vue couper la route par mon chauffard. Réaction de l’automobiliste s’étant vu refuser deux fois la priorité : « non mais c’est quoi ces cyclistes qui passent sans regarder là ! ».

      Le cycliste est un danger de la route et fait n’importe quoi, CQFD.

  2. Le jour où on imposera des épreuves pratiques cyclistes lors du passage du permis de conduire (de tous les permis sur route), la sécurité fera un grand pas. La plupart de ceux qui mettent la vie des cyclistes en danger sont des gens qui n’ont jamais fait de vélo sur route ouverte. Quand on sait ce que ça fait de se faire frôler par une voiture, on ne le fais pas subir aux autres quand on est soit même dans une voiture.

  3. Merci pour ces mots posés et concrets.
    Je proposerais deux pistes de synthèse:
    – la première est de toujours respecter les autres usagers, par ordre de fragilité : le piéton est toujours prioritaire par rapport au cycliste qui lui-même est toujours prioritaire par rapport au motard qui lui-même est toujours prioritaire par rapport à l’automobiliste. Ainsi on laisse notamment les piétons traverser, les pauvres qui n’osent pas même quand leur feu est vert…
    – la seconde est (cf. @checkman) que les différentes catégories se connaissent trop peu entre elles. Je suis piéton, cycliste, motard et automobiliste et je peux vous dire que connaître tous ces modes de déplacement aide BEAUCOUP pour appréhender le déplacement des autres usagers!
    Soyons humbles et courtois.

  4. L’obligation des pistes n’est pas souvent respectée par les cyclistes et cela est fort regrettable. Sur mon trajet domicile-travail, j’ai les deux options pour les pistes mais sur les pistes obligatoires, j’ai deux cyclistes qui ne les utilisent pas du tout et dans des zones à forte circulation. Ils sont dangereux pour eux et pour les automobilistes. De plus l’un des deux oublie que le piéton est prioritaire sur le passage clouté. Ce matin même, l’accident a été évité de peu mais résultat il s’est retrouvé sur la 2nde voie de circulation où un automobiliste était présent. Quelle catastrophe évitée de très peu ! Qui était en tord le cycliste mais qui a crié sur le piéton et sur l’automobiliste… Hé oui, priorité au cycliste

    • Personne n’a dit que les cyclistes étaient exempts de tout défaut et j’invite les piétons concernés à écrire un article sur les problèmes qu’ils rencontrent s’ils observent une récurrence et une certaine injustice.

  5. Banlieue Sud de Paris – RD920( ex- N20 ) – 95 % des cyclistes  »brulent  » les feux rouges.Pourquoi ? Au moindre choc ils volent, se fracassent ( n’ont pas de casque ) et ,bien sur,l’automobiliste sera tenu pour responsable.
    99,99 % des motards et 95 % des scootéristes respectent le feu rouge.Eux ont un comportement responsable.Tiens donc !

    • 95% des automobilistes, 99,99 % des motards et 95 % des scootéristes ne respectent pas les limites de vitesses… 100% des cyclistes les respectent. Vous me faites rire avec votre discours ! Prendre des risques pour soi est une chose, prendre des risques pour les autres en est une autre, les motoristes ont du mal à comprendre ce concept… Hélas.

  6. Si 95% des cyclistes brûlent les feux et 95 % des 2 roues motorisés les respectent, alors il est à 100% probable que le comportement dépend à 95% de l’usage du véhicule et à 5% de l’individu lui-même. Faîtes du vélo pour 95% de vos trajets, et vous verrez dans quelle mesure vous faîtes partie des 5% exemplaires.

    100% des piétons ont déjà traversé à moins de 50 m d’un passage piéton, marché sur la route alors que le trottoir était praticable ou traversé au feu rouge piéton. Et 100% des gens sont piétons.

    Je ne pense pas que les piétons, les cyclistes, les automobilistes, les motards, sont des espèces humaines avec des comportements différents inscrits dans les gênes, surtout que l’on peut être tous à la fois.

    • Mon médecin (45/47 ans ) , qui vient à son cabinet en vélo , m’a avoué qu’il brulait souvent les feux ( un médecin qui a été urgentiste !) lorsque aucun véhicule ( en Français :zéro véhicule ) n’arrivait.Je lui ai répondu :  » vous imaginez si les automobilistes et motards avaient le même comportement ??  »j’attends la réponse.
      J’ai simplement fait un constat : 95% des cyclistes sont suicidaires.Maintenant comment se comportent-ils lorsqu’ils sont automobilistes ? et je maintiens : 99,99 % des motards respectent les feux rouges.C’est tout.
      Précision : je ne suis pas motard, je ne suis pas un automobiliste parfait mais je ne veux pas être un tueur de cycliste suicidaire.

      • Déjà comparons ce qui est comparable…
        Quand je roule à vélo je fais 85kg (poids avec le vélo) et je roule à 30km/h maximum en ville. Comme l’a dit Eisenstein E = mc² donc mon énergie est égale à ma masse multiplier par ma vitesse au carré (pour faire simple) : 85×30² = 76 500.
        Si je conduis une voiture elle pèse 1000kg et je roule à 50km/h soit 2 500 000 ça nous fait 32 fois plus d’énergie lors d’un accident. On est donc 32 fois plus dangereux pour les autres quand on roule en voiture.

        Le vrai danger c’est la voiture qui avec son poids et sa vitesse tue. Quand un cycliste fait n’importe quoi il risque seulement sa vie, quand c’est un automobiliste il risque la vie des autres (de même pour les motards).

        Entre faire un constat et apporter des chiffres précis il y a une différence. Je peux dire que 100% des deux roues motorisés roulent à gauche pour doubler les files de voitures. C’est faux mais quand je roule dans Paris c’est comme ça tout le temps. De plus il y a une différence entre motards et utilisateurs de deux roues motorisés, c’est cette deuxième catégorie qui est la plus victime de la route (vitesse excessive (en plus ils ne respectent pas les limitations…) et non maitrise du véhicule).

        Ensuite ce qui peut entrainer les cyclistes à griller les feux rouges c’est :
        – Le feu ne sert qu’a ralentir la circulation, feu piéton (car les automobilistes ne savent pas respecter les limitations de vitesse, sinon pourquoi les radars seraient aussi rentables ?)
        – Il n’y a pas de sas vélo (si le vélo ne prend pas d’avance il reste dans la pollution des automobilistes et peu se faire bousculer au moment du passage au feu vert par une voiture qui tourne à droite)
        – Le feu s’active au poids d’une voiture (on en trouve encore pas mal)
        – Il n’y a pas de véhicule qui arrive à l’intersection (là c’est limite mais je comprends qu’un cycliste qui doit ce battre entre les taxis, les scooters, les gens mal garés, les pistes cyclables encombrés ai envie d’un peu d’espace)
        – Enfin le cycliste est inconscient (on en trouve pas mal qui ne réalise pas ce qu’ils font)

        Pour conclure il faut arrêter de sortir des chiffres de son chapeau comme un magicien, les généralités (et expériences personnelles) ne font pas de bonnes bases d’argumentaire, il faut comparer ce qui est comparable et comprendre que le code de la roue et les infrastructures ne sont pas adaptés au vélo.

        PS : Quand les gens arrêteront de s’énerver pour des bêtises (genre le feu vient de passer au vert je klaxonne) on pourra se concentrer sur les vrais problèmes et améliorer notre vie de tous les jours plutôt que la détruire. Et pour ceux qui ne sont pas convaincu de ça peuvent commencer à lire cet article : http://www.lexpress.fr/actualite/societe/la-limitation-a-70-km-heure-sur-le-periph-a-reduit-les-embouteillages_1561770.html Dire que des gens ont manifesté contre ça… Commencez à réfléchir par vous-même avant de vous exprimer. Je manifeste pour continuer à perdre du temps dans les embouteillages sur le périphérique ! (Applause)

      • Bonjour Branruz,
        Pour prendre en compte ce commentaire il faudrait savoir plusieurs choses : le lieu et la date de ton étude, la façon dont tu as calculé et ta conclusion sur ces chiffres : sont ils exportables à une ville, à une région, à un pays ?
        Et comment adaptes-tu ta conduite par rapport à ton étude ?
        Tu pars du principe que le cycliste a 95 % de chance d’être « suicidaire » et tu anticipes donc sur ses gestes ?
        Le mets-tu en danger à ce moment ? Si oui est-ce ce qu’il n’a que ce qu’il mérite ?
        Et si le cycliste fait partie des 5 % de ton étude, comment le décèles-tu ? Comment adaptes-tu ta conduite alors ?
        Et pour finir, quel est ton conseil pour les 5 % de ton étude qui risquent leur vie chaque jour devant les 100 % d’automobilistes qui conduisent des engins très lourds et très rapides ?
        Ton étude est intéressante mais elle mérite d’être développée.

  7. Je suis piéton, cycliste et (malheureusement) encore automobiliste. En tant que piéton il m’arrive souvent de traverser hors d’un passage alors même qu’il y en a un plus loin. On va au plus court, tout simplement parce qu’en étant piéton on est lent et que la voiture ne nous a pas habitué à aller lentement.
    En tant que cycliste je respecte le code de la route, sauf un feu que je suis obligé de griller : il ne passe jamais au vert s’il n’y a pas de voiture (même un scooter ne le déclenche pas). Sinon je fait quoi ? J’attends qu’une voiture arrive ? Pas que ça à faire, je bosse moi (j’adore le dire quand je suis en vélo). Je pourrais traverser à pied bien sûr, mais comme de toute façon l’autre feu est aussi rouge (oui c’est rouge partout et ça le reste jusqu’à ce qu’une voiture arrive) j’ai le temps de traverser à vélo.
    En tant qu’automobiliste j’essaye de respecter le code un maximum, en général si je grille un feu orange (jamais un rouge) ou que je zappe un piéton qui veut traverser c’est que celui derrière moi me colle d’un peu trop prêt à mon goût (et j’ai pas envie de cartonner avec les enfants sur le siège arrière). C’est juste de l’instinct de survie à ce niveau.

    Les piétons m’énervent rarement, voir jamais. Parfois les cyclistes m’énervent, surtout quand ils sont adultes et roulent sur le trottoir ou alors le long du caniveau prêt à bloquer la pédale contre le trottoir (mais bon sang prend ta place !!!). Les automobilistes par contre c’est très souvent…

    Quand je suis derrière un vélo alors que je suis en voiture je prend un comportement protecteur, faisant de mon tas de ferraille un barrage qui protège le vélo. Je double au large lorsque j’ai la place, sinon j’attends (et j’arrive à voir que le cycliste est stressé de ne-pas-me-voir-doubler-tout-de-suite-parce-ce-que-c’est-comme-ça-point-barre). Et dans ces cas là c’est le comportement de 95% des automobilistes derrière moi qui m’énerve (double n’importe comment, colle-au-cul, klaxonne…).

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