En quoi favoriser la société de l’automobile handicape une partie de la population

2014-03-03_0841

Contrairement à ce qu’avancent beaucoup d’automobilistes, la voiture est un luxe et tout le monde n’y a pas accès.

Plusieurs commentaires sur les précédents articles de ce blog l’ont montré : beaucoup pensent que se passer de voiture est une chance que tout le monde n’a pas et que, la situation de beaucoup obligeant à prendre la voiture même contre son gré, et la plupart des personnes prenant conscience des problèmes liés à la sur-présence de l’automobile, il est préférable d’encourager les solutions alternatives à la voiture à base de … voiture.

Entre autres exemples : le covoiturage, l’autopartage, la voiture électrique, etc.

Comme présenté dans l’article sur l’autopartage, le problème de ces solutions est qu’elles ne remettent pas en cause la société de l’automobile : elles maintiennent la voiture comme élément indispensable pour certaines situations ou pour certains choix de vie et conforte donc les choix de vie impliquant l’utilisation d’une voiture, comme le fait d’habiter loin de son travail ou des services.

Le problème est que tout le monde n’a pas la possibilité de conduire : certains n’ont pas les moyens de passer le permis de conduire, d’autre ont une incapacité physique ou mentale à conduire, certains autres ont perdu leur permis, d’autre encore ont simplement une aversion pour la conduite, etc.

Or toutes ces personnes se retrouvent contraintes à utiliser d’autres moyens de transport tels que les transports en commun, le vélo, la marche, les rollers ou autre, selon les capacités, les volontés et le budget de chacun.

Aujourd’hui, il est encore possible de faire le choix de ne pas utiliser de voiture (voir l’article sur les idées reçues sur la nécessité de l’automobile), mais il est rendu de plus en plus compliqué : la preuve, certains vont jusqu’à penser qu’il est impossible de s’en passer à notre époque.

Ceci est grandement dû au fait que l’automobile encourage l’automobile et que la société s’est et se construit autour des déplacements motorisés sans tenir compte des laissés pour compte qui n’ont pas accès à l’automobile ou de ceux qui ne veulent pas l’utiliser par convictions personnelles (parmi lesquelles celle de ne pas favoriser la société de l’automobile pour les raisons citées).

Lorsque l’on prend en compte le fait que ces personnes peuvent être de potentielles victimes de l’insécurité de la circulation automobile, des conséquences de la pollution atmosphérique, des frais engendrés par et pour l’automobile reportés sur les impôts de tous, on peut se demander si devoir se passer de l’automobile est réellement le luxe vanté par les personnes « obligées » de l’utiliser.

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