L’autopartage est-il une solution ?

DB_carsharing

Autolib à Paris, Marguerite à Nantes ou Auto’trement à Strasbourg, l’autopartage permet aujourd’hui de ne pas avoir de voiture et de produire moins de voitures qui occuperont moins d’espace.

Les avantages pour les automobilistes sont nombreux : pas de garage ou de place de stationnement nécessaire quand la voiture n’est pas utilisée, et tous les coûts sont mutualisés par les différents utilisateurs.

Mais quels sont les avantages pour la communauté ? A l’heure où certaines familles possèdent deux voire trois voitures, cette solution permet à un même nombre de familles d’avoir moins de voitures au total.

En revanche, ces voitures partagées ont été introduites dans le circuit alors qu’elles n’y étaient pas : pour que le bénéfice sur ce point soit réel, il faudrait être certain que chaque utilisateur de ce système possédait une voiture et l’aurait vendue. Dans le cas contraire, le parc automobile serait augmenté et non réduit.

Il conviendrait également de se renseigner sur le rapport à l’automobile qu’a chaque nouvel automobiliste arrivant dans le parc : était-il sur le point d’acheter une automobile et a-t-il renoncé pour ce système ou était-il non automobiliste et s’y est-il mis « grâce » à ce système ? Le nombre d’automobilistes a-t-il stagné ou augmenté ?

N’ayant pas de chiffres répondant à ces questions, je dirais que je reste dubitatif quant aux améliorations qu’apporte réellement ce système par rapport à la situation précédente.

Venons en à présent à ce qui ne changera pas et à ce qui sera conforté par ces parcs automobiles :

Leur arrivée confirme et justifie la place de la voiture en ville : elle justifie donc le maintien, l’entretien, voire l’amélioration des infrastructures automobiles urbaines et les coûts qu’elles engendrent pour la collectivité.

L’espace urbain est donc voué à être encore favorisé pour l’automobile, au détriment de tous les autres modes de transport (piétons, vélos, rollers, transports en commun).

Mon idée n’est pas d’expulser toute possibilité de voir une voiture circuler en ville puisque je suis favorable aux véhicules motorisés d’urgence (ambulances, pompiers, etc.) et que certaines catégories de personnes ont besoin d’un véhicule motorisé pour se déplacer (personnes handicapées, très lourdes charges à transporter, etc.)

Cependant, si seuls ces très rares cas représentaient le parc automobile urbain, une place très restreinte faisant la part belle aux autres types de déplacements serait parfaitement suffisante : les vélos, piétons et transports en commun pourraient occuper la majeure partie de la voirie tandis que les automobiles circuleraient dans des voies réservées restreintes (l’équivalent des pistes cyclables pour les vélos actuellement).

Mais devant l’afflux du nombre de voitures supposées circuler en ville amené par l’autopartage, l’aménagement de la voirie est et restera en faveur de l’automobile, reine incontestée de nos villes.

Pire encore : par son introduction dans les grandes agglomérations, ce système appuie et confirme la nécessité de se déplacer en voiture pour la plupart des trajets urbains.

On mettra de côté le fait que l’autopartage n’apporte aucune solution concernant les accidents automobiles et le rapprochement des automobilistes à leur environnement contrairement aux solutions type marche à pied, rollers ou vélo et que les systèmes électriques comme celui choisi par la capitale encouragent une surconsommation d’énergie justifiant le programme nucléaire civil.

Non, décidément, l’autopartage n’est pas une solution et apporte bien moins qu’un automobiliste possédant son propre véhicule mais l’utilisant uniquement en cas d’absolue nécessité, privilégiant d’autres types de mode de transport le reste du temps.

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27 réflexions sur “L’autopartage est-il une solution ?

  1. Bonjour,
    Je trouve cet article très sévère à l’encontre de l’auto-partage.
    Je partage le même ras-le-bol de la voiture, mais je vois tout de même dans l’auto-partage une solution intéressante à court/moyen terme (d’autant que l’on ne passera pas du tout-voiture au zéro-voiture du jour au lendemain).
    – si tout le monde passait à l’auto-partage, on diviserait par 10 environ le nombre de places de stationnement >> un important gain de place que l’on peut réattribuer à d’autres usages que la voiture
    – l’auto-partage permet d’utiliser une voiture adaptée à chaque usage (mini quand on est seul ou à deux, monospace en famille, utilitaire quand nécessaire) >> plus besoin d’avoir une grande voiture qui satisfait tous ces usages, et que l’on utilise seul la plupart du temps >> réduction de la pollution
    – l’auto-partage peut participer à des déplacements multi-modaux pour les destinations mal desservies par les transports en commun >> la voiture n’est alors pas utilisée pour tout le trajet

    Bref, je pense que c’est une bonne solution de transition.

    • Bonjour,

      c’est le type d’arguments que je lis ou entends souvent également pour justifier tout type de voiture, partagée ou non.

      Je pense pour ma part que la réelle solution est dans la réduction du nombre de voitures et non dans d’autres types de voiture, or je ne crois pas que l’autopartage réduise le nombre de voitures, je crois au contraire qu’il conforte les différents esprits que celle-ci reste indispensable.

  2. De mon côté, en tant qu’usager de la voiture partagée, je constate que le coût-vérité que ce système implique réduit naturellement la propension à utiliser la bagnole pour tout et rien, bien au contraire. Cet avantage décisif me semblé éludé dans votre article.

  3. Ce commentaire n’implique pas que la personne l’utilise autant ! On ne va pas faire un débat rhétorique mais il me semble que vous faites d’une erreur de logique un argument.

    • Non j’en fais un constat : l’auto partagée incite à prendre la voiture.

      Et elle permet justement à ceux qui n’achètent pas de voiture faute de moyen de conduire quand même alors qu’ils ne conduiraient pas sans ce système.

      Elle permet également à ceux qui avaient décidé d’abandonner leur voiture de conduire quand même lorsqu’ils pensent en avoir besoin, par facilité, alors que d’autres solutions auraient été possibles (je pense à un ami en particulier qui se reconnaîtra sûrement s’il passe par là.)

      La voiture facile d’accès incite à son utilisation. C’est pareil pour les vélos en libre service.

      Mais faisons plus simple : l’automobile ne me semble pas être une solution à l’automobile.

      • Excusez-moi mais vous me semblez vraiment têtu pour le coup. Et pourtant je ne suis pas spécialement reconnu pro-bagnole. Prenons un exemple concret : toujours en ce qui me concerne, remplacer un déplacement que je peux réaliser en transport en communs en 60 minutes pour 2,5€ par le même déplacement en voiture partagée en 40 minutes au prix de 14€, eh bien j’y réfléchis à deux fois.

        Je connais, moi, plusieurs personnes abonnées à ce système et comme moi elles font le même constat : elles utilisent très rarement (moins de 10 fois par an) au profit de leur vélo et des transports publics, et ne recourent au système qu’en cas de besoin réel.

        Je pense que vous partez d’un avis préconçu; vous le dites vous même, aucune statistique n’existe à ce sujet. Restons-en là.

      • – N’oublions pas qu’aujourd’hui il y a beaucoup plus d’automobilistes (« 40 millions » feraient même croire certains) que de non-automobilistes. Il y a donc plus à gagner, si on encourage l’auto-partage, des automobilistes qui lâcheraient leur voiture que des non-automobilistes qui se mettraient à la voiture.
        – Avec l’auto-partage on peut se dire « si j’ai vraiment besoin, j’ai accès à une voiture », et donc on peut lâcher sa voiture plus facilement. Sans l’auto-partage, beaucoup se diront plutôt « je garde ma voiture au cas où, car parfois j’en ai besoin » et du coup l’utiliseront plus souvent que nécessaire, par facilité.

      • Il n’empêche que chaque fois qu’elles utilisent cette voiture, elle risquent de provoquer autant d’accident qu’une autre voiture, elles demandent le même type d’infrastructure que les autres voitures pour leur déplacement et empêchent donc la voirie d’être optimisée pour un autre type de transport, elles cloisonnent toujours autant les gens, elles participent toujours autant à la voiturisation de la société.

        Et l’urbanisation, ce ne sont pas les gens qui utilisent ces voitures qui la font, ce sont les gens qui la mettent à disposition : en l’utilisant, on conforte le fait que ce type d’engin est utile et on conforte les responsables de l’urbanisme que la voirie doit restée optimisée au maximum pour l’automobile.

        Il ne faut pas voir les choses que par rapport à soi mais en globalité. De par son existence, l’autopartagée justifie la voiture en ville et tout ce qui en découle.

        je le répète à longueur de temps ici-même : la voiture n’est indispensable que pour ceux qui ne souhaitent pas s’en passer ou pour les personnes ayant un handicap physique, la solution est plutôt dans la recherche d’alternative « comment faire sans voiture ? » plutôt que de penser « là je n’ai pas d’autre solution, heureusement que l’auto partagée existe ».

        Vous n’êtes peut-être pas pro-bagnole, mais vous restez dépendant de la voiture. Elle est là, « au cas où », rassurante, que ferait-on sans elle ?

  4. Article très intéressant, qui a une vision originale sur le cas de l’autopartage!
    D’un côté, on peut considérer que cette initiative améliore l’usage de la voiture en ville: il donne de l’air au problème de stationnement en milieu urbain (plus de place dans les parking publics si ils ne sont pas réduits à temps et réduction du prix du parking). Pour cette raison, on peut penser que l’autopartage pourra réorienter vers la voitures des personnes utilisant actuellement des modes de déplacement alternatifs non par choix mais à causes de ce type de contrainte liée à l’usage de la voiture. Il s’agit d’évaluer alors les pour et les contres pour voir si l’autopartage permet réellement de réduire le nombre de voitures. Ce qui est sur, c’est qu’il n’agit pas vraiment sur la « culture de la voiture » comme vous l’expliquez très bien.
    Faire changer cette culture, cela revient à faire en sorte que le non-usage de la voiture soit le résultat d’une prise de conscience collective sur la nocivité de la voiture dans tous les domaines, et donc qu’il découle d’un choix. Ceci est quasi impossible, tout simplement parce que la plupart des usagers n’ont tout simplement pas une vision collective de la ville ni une sensibilité ultra développée aux questions environnementales. Ils œuvrent souvent principalement pour leur bien personnel (en oubliant qu’il passe la plupart du temps par le bien d’autrui, mais bon..) Ceci est normal dans un sens, on ne peut pas demander à tout le monde de se poser des tonnes de questions… C’est aussi pour cela qu’il existe des personnes censées « penser » la ville pour les autres (urbanistes, architectes et… politiques) Bien qu’on puisse remettre en question certaines orientations de ces métiers, mais dans l’absolu leur rôle est de travailler dans l’intérêt collectif. Les archis et urbanistes n’influent déjà presque plus sur la ville.
    Alors on peut considérer que tout ce qui « met des bâton dans les roues » des automobilistes est a privilégier. Par exemple, les limitations de vitesses qui font tant grincer des dents en ce moment vont dans ce sens, même si l’objectif réel n’est pas de travailler sur la voiture (il s’agit d’un impôt avant tout). Mais si les résultats sont les mêmes, peut importe les moyens (une seule limitation cependant: les gens sentent qu’on les manipule, ce qui est mauvais car il faut les inclure dans le processus de développement du territoire).

    Désolé pour le pavé 🙂

    • Merci pour ce commentaire qui me semble une bonne analyse de la situation.

      Je cite : « Ceci est quasi impossible, tout simplement parce que la plupart des usagers n’ont tout simplement pas une vision collective de la ville ni une sensibilité ultra développée aux questions environnementales. Ils œuvrent souvent principalement pour leur bien personnel (en oubliant qu’il passe la plupart du temps par le bien d’autrui, mais bon..) Ceci est normal dans un sens, on ne peut pas demander à tout le monde de se poser des tonnes de questions…  »

      C’est selon moi le principal problème effectivement, c’est évidemment un vœux pieu que d’espérer que cela change mais c’est aussi le but de tous ceux qui essaient de faire avancer les choses, et l’auto partage me semble aller dans le sens contraire, le même genre de réponse que le moteur électrique apporte au moteur à essence, une réponse qui apporte une solution à un problème mineur en ne se basant pas sur les bons critères pour répondre à l’essentiel du problème, mais dont tout le monde se satisfait, faisant oublier à tous le reste du problème.

      • Je partage également cette analyse, mais je reste persuadé qu’il faudra encore beaucoup de temps pour sortir de cette dépendance à la voiture (une génération ?) et que l’auto-partage est un peu plus qu’une fausse bonne idée, comme la voiture électrique.
        Certes quand on parle de « sevrage », on peut se demander s’il est plus facile d’arrêter tout du jour au lendemain, ou de réduire en douceur …
        Mais en tous cas c’est une piste de transition, qui commencerait à changer le rapport à la voiture.

      • C’est sur que c’est par des petites actions qu’on avance. L’autopartage n’est certes pas assez radical pour changer le rapport à la voiture. Mais l’autopartage a au moins l’avantage d’être « nouveau » et donc d’ EXPERIMENTER: c’est très important. Et si cette expérience ne marche pas, alors on trouvera autre chose!! Et là, on ira sur des mesures plus radicales ! Donc vos deux points de vue vont peut être dans le même sens… 😉

        Mais, vouloir tout changer d’un coup n’est surement pas la solution et ce n’est surement pas ce qu’ Unependule a voulu dire. En effet, si on veut réduire l’usage de la voiture, alors il faut accompagner cette tendance avec d’autres mesures… Et c’est trrrès lent.
        Par exemple:
        – La transition progressive de la production mondialisée vers une production et un travail davantage localisés afin d’accompagner des éventuelles mesures de réduction des distances de déplacement (et donc l’usage obligatoire de la voiture)
        – Rechercher des moyens de réaménager les lotissements périurbains comme des noyaux urbains autonomes sur de courtes distances.
        – …?

        Quelques raisons à cela:
        – Le système d’économie mondialisé a augmenté les distances de déplacement et a fait du déplacement rapide la norme. Dans ce contexte, refuser l’usage de la voiture revient pour beaucoup de travailleurs à perdre leur job, la réalité est là.
        – L’habitation individuelle périurbaine, largement vendue par les politiques à grand renforts d’aides et de lois, a proliféré dès les années 60. Le problème des quartiers dortoirs périurbains est intimement lié avec l’usage massif de la voiture. Comment dire à tous ces gens de laisser leur maison maintenant ? On ne peut économiquement parlant leur « offrir » des nouvelles maisons plus proches des noyaux urbains…

        Ce ne sont bien évidemment que des pistes:-) Mais bien qu’il y en ait forcément d’autres, ces quelques unes montrent bien toute l’énormité de la tâche à laquelle on s’attaque 😉

  5. Les nombreux autopartageurs que je connais en Suisse est qui utilise le système Mobility l’utilisent comme moi: ce sont des gens qui ont à un moment donné renoncé à la voiture et utilisent majoritairement les transports en commun. Le principe est d’aller le plus loin possible en transports publics est d’utiliser la voiture partagée comme last mile.

    Sous ces conditions il est clair que l’autopartage réduit le nombre de voitures en ville. Ce last mile est en effet plutôt hors des villes (dans les villes les TP sont suffisamment efficaces). Il est très difficile de remplacer ce last mile par du vélo souvent, car les places de transports de vélos dans nos trains sont limitées (et avec une remorque pour enfant ou du matériel tu oublies).

    A noter que le système fonctionne toujours avec un point fixe: la voiture en autopartage se prend et se rend au même endroit.

    L’alternative pour de nombreux autopartageurs serait d’avoir eux-mêmes une voiture ou de renoncer à certaines activités, ce qui n’est pas toujours possible, nous portons tous notre passé sur nos épaules.

    Donc non, je ne peu pas partager ce constat négatif de l’autopartage. Sauf choix délibéré, mais qui exige alors beaucoup pour être très conséquent: comment transportes-tu tes meubles sans véhicule à moteur?

    • Le système Last mile a l’air plus interessant que l’autolib… Si j’ai bien compris, son utilisation est plus chère que les transports en commun et donc ne va pas transférer les usagers des transports en commun vers la voiture. Ils sont implantés aux différents terminus pour ensuite prendre le relais ? Merci de me confirmer ça si vous avez le message!

      • Disons que l’on peut utiliser autrement qu’en last mile, mais comme le prix est relativement élevé (en fait égal à la réalité des coûts), il y a peu d’intérêt à l’utiliser autrement. Les voitures mobility se trouvent dans de nombreuses gares, ainsi que réparties dans les villes, mais toujours à un endroit très bien accessible en transport public.

        Pour pouvoir en profiter, il faut être abonné et réserver sa voiture à l’avance (ou à la minute avec app sur smartphone) pour le temps d’utilisation désiré et la ramener au même endroit. Cette contrainte supplémentaire par rapport à l’autolib parisien.

        Certes cela ne supprime pas totalement la voiture en ville, mais vu que les places de parc sont aussi une denrée rares, que la plupart des centres villes sont zones piétonnes et que la grande majorité des villes de suisses ont un excellent réseau de TP, il n’y a aucun intérêt à utiliser une mobility pour les déplacements urbains.

        Evidemment ce constat vient de mon expérience et des échanges avec nombreuses autres personnes que je connais qui utilisent le système. Je vais me renseigner pour voir s’il existe de véritables statistiques à ce propos.

    • Je ne transporte pas de meuble sans moteur, je loue une camionnette comme la plupart des gens.

      Mais je pense qu’il y a une grande différence entre la location d’un véhicule utilitaire dont on adaptera la conduite à la place laissée aux véhicules motorisés en ville (c’est par définition rare, enfin pour ma part je ne déménage pas tous les jours) et un service de voitures continuellement disponible en ville le plus souvent promu par la ville qui va faire en sorte de la rendre la plus agréable possible dans son espace urbain.

      Mis à part les cas spéciaux comme les déménagements, la plupart des déplacements sont bien souvent choisis : à chacun de choisir s’il décide ou pas de rester dépendant à la voiture, sujet plusieurs fois débattu sur ces lieux.

      Je n’ai jamais eu à effectuer ce « last mile » car je m’arrange pour ne jamais avoir à me rendre à un endroit situé à plus de 20 km d’une gare pour ce qui est très fréquent, à plus de 50 km d’une gare pour ce qui est régulier mais occasionnel et à plus de 100 km d’une gare pour tout le reste.

      En France, c’est parfaitement faisable en faisant un maximum de chose (je fais du sport en club, je sors beaucoup, je vais à la plage, bref, je fais un maximum de choses sans avoir recours à ce last mile à voiture obligatoire).

      Mais c’est un choix, c’est vrai, comme beaucoup de choses !

  6. J’avais étudié à un moment l’offre d’autopartage (Strasbourg). Le découpage tarifaire était tel que cette solution était finalement assez peu rentable par rapport à ma (vieille) voiture.
    Un abonnement mensuel dont le coût s’approchait de celui de mon assurance, puis un forfait désavantageux pour mon usage (parce que les endroits où je souhaitais aller ne permettaient pas de reposer la voiture à une borne ; elle était donc considérée comme louée pour toute la journée).
    La nécessité de s’abonner empêche la solution de dépannage ponctuelle ; et le champ d’action/durée de location est fait de telle façon qu’on se sert finalement de cette voiture pour des trajets qu’on pourrait faire… à vélo.

    • Hum.. c’est vrai que les bornes sont DANS la ville… Alors que ces distances peuvent être parcourues facilement à vélo. Savez-vous si l’offre inclue les déplacements les plus énergivores, à savoir les déplacement périurbain-centre ville? En d’autres termes: y a-t-il des bornes Autolib’ dans les commune de la couronne périurbaine ? Si ce n’est pas le cas, alors on peut quasiement officiellement dire que l’autopartage est très peu utile. Mais peut-être l’offre vas elle se développer à ces communes ?

      • Il me semble qu’il y a quelques stations dans certaines communes de la première couronne ; mais au moment où j’avais étudié la possibilité, c’était loin d’être systématique, et je ne sais pas si la situation a beaucoup évolué depuis.

  7. Je rejoins Guillaume sur l’analyse.
    Nous sommes 3 (2 adultes et 1 bébé) et n’avons pas de voiture par choix.
    Nous utilisons une voiture une fois tous les deux mois pour aller dans la campagne profonde par facilité.
    Nous avons étudié Marguerite (Nantes Métropole), et cela ne nous convient pas.
    1. l’offre n’est pas adaptée à une utilisation ponctuelle comme le soulève Guillaume.
    2. l’offre est prévu exclusivement pour des déplacements en ville. Ce qui n’a pas de sens pour nous. Les transports en communs, nos vélos et nos pieds nous suffisent.

    Du coup, nous nous sommes tournés vers drivy (Location de voiture entre particulier).
    Il existe aussi Koolicar qui est en phase de lancement pour l’instant.

    L’autopartage (bien pensé) est une solution nécessaire pour la transition vers l’idéal que vous revendiquez. Le chemin est encore long, les français sont complètement drogués à la voiture. L’autopartage permet de se dire : « j’ai toujours cette possibilité ». Cela facilite les gens à se débarrasser de leur voiture perso. Un patch en quelque sorte 🙂
    Ils comprendront par eux même dans un deuxième temps (si bien sûr on réduit les espaces dédiés à l’auto en ville) que ce mode de transport n’est pas adapté.
    Les changements durables se font toujours en douceur.

    Cyclement,
    Cyrus

  8. Un point n’est pas abordé (ou alors je l’ai raté), c’est la suppression de la notion de possession de la voiture. Voire d’identité. Les automobilistes clients d’Autolib ou même loueurs de voitures ne prennent pas « leur » voiture, ils prennent « une » voiture. Ils ont même, pour les Autolib, tous la même voiture.

    Les chiffres n’existent pas, mais j’ai du mal à croire que cela n’ait pas d’influence sur le mental. Je n’ai pas encore lu d’article de presse mentionnant le cas d’un conducteur d’Autolib sorti rageusement de son habitacle pour donner un coup de poing à un cycliste ayant eu le malheur de taper son rétroviseur, ou tout autre cas de violence routière de ce genre. Je pense que si une telle chose s’était produite peu après l’ouverture du service, elle aurait été relayée (tout comme les accidents et les morts à Velib ont été très relayés au début).

    Idem pour des accidents graves causés par des Autolib ou des accidents d’Autolib, il y en a peut-être eu, mais je remarque qu’aucun à ma connaissance n’a été relayé, donc je ne serais pas surpris qu’il n’y en ait pas eu encore. Et là je me dis : avec une Autolib, le conducteur ne peut pas frimer, tout le monde sait que ce n’est pas « sa » voiture. Fini alors les démarrages pied au plancher au feu rouge, les démonstrations de tenue de route, etc…

    Je trouve qu’avant de plus avoir de voiture, ne plus avoir « sa » voiture est déjà un premier pas très important. Après tout, qu’a permis Velib ? Que tout ceux qui ne voulaient pas se déplacer en ville de peur de se faire voler « leur » vélo, puisse tout de même utiliser « un » vélo…

  9. Pingback: En quoi favoriser la société de l’automobile handicape une partie de la population | Pas de Voiture

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