Rouler de nuit

2013-08-01 23.12.25

Le vélo est un moyen de transport très pratique mais qui, comme tous les moyens de transport, requiert une grande attention de l’environnement qui nous entoure. Et plus que tout autre, il doit être vu de tous.

Voir

En plein jour, ouvrons les yeux, l’absence de pare-brise et d’habitacle permet une vision idéale et sans obstacle.

En pleine nuit, c’est plus compliqué et la lumière artificielle devient notre alliée. En pleine ville l’éclairage urbain est généralement suffisant pour voir les obstacles mais n’hésitez pas à investir dans un phare de vélo malgré tout : une panne d’éclairage publique dans une rue entière n’est pas rare et vous serez content de pouvoir voir le piéton qui traverse au dernier moment ou les nids de poule à éviter sur la route.

Rouler sans feu de nuit, en plus d’être interdit par la loi, c’est s’interdire toute route mal éclairée.

Un éclairage de vélo ordinaire est généralement suffisant dans la plupart des villes. Il vaut mieux toutefois privilégier les diodes aux ampoules : elles éclairent mieux même lorsque l’énergie faiblit et elles permettent une bien plus grande autonomie pour ceux qui roulent sur piles/accu/batteries.

Sur les routes hors agglomération non éclairées : j’ai vécu la situation deux fois avec des phares à diodes de vélo classiques, et je le déconseille : on ne voit strictement rien, sauf un petit point devant à peine éclairé si on penche légèrement la lampe vers le bas.

Autrement dit, la moindre irrégularité de la route, le moindre changement sur la chaussée (des gravillons à la place d’un bitume bien lisse, ça surprend quand on ne s’y attend pas, c’est du vécu), le moindre nid de poule ou le moindre animal qui décide de traverser, et c’est la panique.

Et se couvrir de fluo et de lampes clignotantes ne change rien : même si on est vu de tous, ne rien voir lorsqu’on avance à une certaine vitesse, c’est très angoissant.

Dans ces cas là, il faut privilégier une lampe puissante permettant d’avoir un éclairage similaire à celui d’un véhicule motorisé : une lampe sur batterie. Certaines sont plus puissantes que les phares d’une voiture classique et permettent d’y voir comme en plein jour. Attention néanmoins à l’autonomie : il faut toujours veiller à ce qu’elle couvre le trajet prévu.

De préférence, il vaut mieux se diriger vers une lampe permettant d’avoir plusieurs niveaux de puissance afin de pouvoir passer en feu de croisement dès qu’une voiture arrive en face où dépasse car éblouir les autres usagers de la route est dangereux. Certains modèles proposent même un mode feu de position qui permet d’avoir un éclairage similaire à un feu de vélo classique lorsqu’on est en ville.

Être vu

Voir c’est bien, être vu c’est vital. Règle numéro 1 : le premier danger sur la route, ce sont les autres.

Pour rester sur les feux avant qui permettent de voir, il faut trouver la puissance qui permet d’être vu le plus loin possible mais qui n’éblouit pas les autres usagers. Il vaut mieux éviter les phares clignotants : ils attirent certes l’attention mais ne permettent pas aux autres de localiser la provenance du signal et fatiguent. Lorsque c’est un feu avant, il fatigue également le cycliste. De plus, ils sont interdits par la loi.

Pour le feu arrière, c’est la même chose, un phare qui permet d’être vu le plus loin possible, et de préférence sur les côtés. Plus il y a de diodes en largeur et plus il y a de diodes sur les côtés, mieux c’est.

L’idéal selon moi sont les lampes équipées d’une fibre optique permettant d’être vu de loin et à 360°. Elles sont très efficaces en rouge pour les feux arrière, en revanche elles sont moins efficaces en blanc pour les feux avant.

Pour les côtés, il existe de petites lampes qui se placent sur les rayons.

Il est bien évidemment possible de compléter le tout par de la lumière passive avec des bandes réfléchissantes et des éléments fluo, à chacun d’établir leur utilité en agglomération et en plein jour. Hors agglomération, de nuit, le gilet jaune est indispensable et est obligatoire selon la loi. Les catadioptres sont également obligatoires selon la loi.

Pour finir, un petit rappel sur ce que prévoit le code de la route :

Pour les lumières actives, sont obligatoires de nuit et par faible luminosité : une lampe jaune ou blanche à l’avant non clignotante et non éblouissante, une lampe rouge à l’arrière non clignotante. Ces lampes doivent être homologuées TPLbi – TPLPbi ou TPLGPbi pour les feux avant et TPRbi – TPRPbi ou TPRGPbi pour les feux arrière.

Pour les lumières passives, sont obligatoires un catadioptre blanc ou jaune à l’avant, un catadioptre rouge à l’arrière, des catadioptres oranges sur les roues et sur les pédales, et un gilet fluo à bandes réfléchissantes répondant aux normes EN 471 et EN 1150 hors agglomération de nuit et par faible luminosité.

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10 réflexions sur “Rouler de nuit

  1. Un petit mot car j’aime beaucoup rouler de nuit. Les plus puissantes lampes sur dynamo avec leur optique offre un éclairage tout à fait acceptable par rapport au lampes à batteries. Et au moins, on n’oublie pas de recharger sa batterie.

    Et pour celui en face, c’est mieux car l’optique va éviter de l’aveugler tout en éclairant proprement le bitume.

    • Vous auriez une référence pour une lampe sur dynamo qui permette de voir parfaitement la route sur une route de campagne en pleine nuit sans éclairage ?

      Si ça existe je suis preneur car la lampe que j’utilise pour les trajets de nuit en campagne ne tient que 3h à pleine puissance.

      • L’equipement d’origine de mon Fharrad Manufaktur T-500 est tout a fait suffisant pour voir parfaitement sur route sans eclairage. Je traverse tres regulierement la foret de nuit sans problemes:
        Moyeu avant: Shimano dynamo dans le moyeu DH-3N72
        Lumière: B & M Lumotec Lyt LED de stationnement

      • oups, une erreur de frappe. Je recommence.

        La gamme luminotech de B&M a de très bonnes lampes en général. La chose qui change va être l’optique et la manière de répartir la lumière. la IQ cyo va faire une tache devant la roue en plus d’éclairer au loin par exemple.

        IQ cyo, IQ FLy sont des régals , la lyt est très bonne mais éclaire moins de surface ce qui peut être gênant en descente rapide. Phillips a aussi sorti une lampe équivalente, mais j’arrive pas à trouver la référence .

      • Testé à la campagne dans le noir complet et insuffisant pour que je me sente en sécurité. Mais cela reste du bon matériel à recommander.
        Je n’ai jamais essayé la phillips dont j’ai beaucoup entendu parler mais je serais curieux de la tester, c’est celle qui éclaire vers le bas de façon très large ?

  2. Merci, à tester, on en dit beaucoup de bien.
    Malgré tout, la dynamo présente quelques inconvénients, mais c’est à juger au cas par cas car elle apporte également beaucoup d’avantages.

    Au rayon des avantages : le côté écologique, le risque très faible de se retrouver sans éclairage sur un trajet, le risque inexistant d’oubli de ses lumières, l’éclairage même en plein jour, la possibilité d’utiliser l’énergie de la dynamo pour autre chose (recharge de téléphone par exemple), la qualité constante d’éclairage, et d’autres.

    Concernant les inconvénients : pour ceux qui utilisent plusieurs vélos comme moi, il faut autant de dynamos que de vélos, là où je ne fais que déplacer mes lampes avec un système à piles/batteries, il faut veiller à avoir une dynamo compatible dans le cadre d’un freinage au niveau du moyeu (disque ou tambour), le choix de la jante est plus difficile si on achète la roue toute faite, cela rajoute du poids à transporter, et certains vélos sont difficilement compatibles (au niveau de l’esprit, car techniquement c’est faisable) avec une dynamo (vélos de route, pignon fixe, etc.)

    Il est néanmoins dommage d’avoir oublié d’en parler dans mon article, merci à vous 😉

  3. La lampe rouge arrière visible à 360° est surement un modèle Fibre Flare (vendu sur le net env. 30euros), j’en possède 3 ou 4.
    L’éclairage par dynamo moyeu coute environ 60 à 100 euros une roue complète. L’optique (le feu) entre 20 à 60 euros.
    Compte tenu des prix, on réfléchit avant d’effectuer ses achats, surtout quand on a beaucoup de vélos, ce qui est mon cas.
    Autre solution, rentrer avant que la nuit tombe, mais on perd l’intérêt de rouler de nuit !

    Évidemment il y a aussi a distinguer les éclairages pour voir des éclairages pour être vus.
    Dans le premier cas, c’est un investissement, dans le second cas, c’est (presque) peanuts !

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